Marathon de Rome…version Manue

20 avr

L’enthousiasme des marathoniens de Barcelone s’était emparé de moi il y a deux ans. Alors quand l’idée d’aller en Italie faire cette course mythique a émergé, j’avais dit « banco » ! Il faut dire que ma motivation première résidait surtout dans l’idée d’aller découvrir l’ambiance Dolce Vita et manger des pizzas.

C’est dans cet esprit touristique et sans pression que j’ai débuté la préparation. Le semi d’Orvault est par contre venu réveiller la compétitrice qui sommeillait en moi. Et pourquoi pas être un peu ambitieuse ?

 Au village marathon alors que je profite pleinement de la bonne humeur de mes acolytes, d’un temps de shopping avec Gwen et de la joie de vivre des romains, je décide de prendre le bracelet des 3h45…juste pour voir… Patrick, mon co-équipier participe grandement à cette folle projection. Son calme m’apaise, je me sens entourée.

Nous partons donc tous les deux dans le sas orange, dans une ambiance sur chauffée ! J’essaie de profiter de ces premiers instants, de la foule, de cette architecture, des pins parasols qui jalonnent le parcours, du Tibre qui serpente la ville. Mes yeux s’arrêtent sur une affiche de théâtre qui montre des hommes dénudés et j’ai alors une pensée amusée pour les 4 sportifs de la veille qui ont posé tels des rugbymans à l’appartement.

Je profite encore pendant quelques kilomètres de ma lucidité pour sortir de temps en temps mon téléphone et faire des photos sur le parcours, dont une au Vatican ou est célébré la messe. J’essaie de profiter des bandas et orchestres qui égaient le parcours.

27 eme kilomètre : « the » cote ! Je me souviens alors des conseils avisés de Ludo qui avait parlé de deux raidillons ! C’est un premier obstacle alors que les jambes commencent à souffrir. Je garde mon allure et je sens mon compère se détacher. 30 ème kilomètre, je cherche Patrick du regard, mais il est désormais dans sa bulle et je rejoins alors la mienne. Une seule obsession désormais, ne pas s’arrêter ou alors c’est la mort !  Dans une petite ruelle, une ambulance bouche le passage car quelqu’un a fait un malaise. Sans aucune empathie pour le sportif qui vomit je râle car je dois marcher et me faufiler sur le côté de l’ambulance. Et oui, à 38km, on est plus assistante sociale, juste une sportive avec des douleurs !

Le passage de la place Navona me requinque car c’est magnifique. …je me demande quand même pourquoi avoir besoin de telles souffrances pour visiter une ville, je serai tellement mieux en terrasse à manger une bonne glace. Un petit « frenchie » m’offre à boire et nous faisons quelques mètres ensemble, le patriotisme dans ces moments c’est important !

Je maintiens mon allure, meme si je sens une crampe arriver dans mon mollet gauche et arrive au 40 eme. Je commence à calculer que Cyrille doit être arrivé, et qu’il va venir à ma rencontre. Et bien oui promesse tenue, il est là mais dans le dur !!!  Nous échangeons quelques mots, il boite, son camel bag dandine. S’il repart quelques instants avec moi, je sens qu’il n’accroche pas. Je continue donc ma route vers la ligne d’arrivée sous ce soleil de midi qui commence vraiment à chauffer. J’entends Lydie et Patricia crier mon prénom mais je ne les vois pas.

L’arrivée est synonyme de libération et d’une joie extrême. Un seul objectif désormais : Juste tenir debout pour pouvoir accueillir les autres et les féliciter. Alors que mon corps a bien tenu pendant ces 43 kilomètres (oui oui la distance entre Athènes et Marathon a du être réévaluée car le marathon de Rome faisait 43 kilomètres) tout se met à dysfonctionner, à surchauffer. C’est avec les jambes en l’air,  que j ‘accueille les autres coureurs à l’appart. Nous nous promettons alors de ne plus jamais refaire cette course complètement démente. Pourquoi s’affliger autant de souffrances alors que le semi ou les trails procurent des sensations et du plaisir ?

Mais le marathon c’est avant tout LE mythe,  la consécration du coureur de route… Peut être aussi la distance nécessaire pour se retrouver face à soi-même ?Et quel plaisir de partager encore et encore nos sensations, nos ressentis, nos limites et nos petites victoires, une fois la course finie. Ce challenge  sportif restera pour moi avant tout une aventure humaine un peu hors temps et un beau moment de partage, duquel j’ai du mal à redescendre depuis notre retour de Rome.

Alors au détour d’un chemin bignonais, à vous tous sportifs de Run qui peut, méfiez vous cela peut être contagieux….vous pourriez vous retrouver embarqué vers notre prochaine destination.

Marathon de Rome…version Gwen

18 avr

Dimanche 8 avril 8h45 …. ça y est je suis sur la ligne de départ…enfin….depuis 10 semaines on vit au rythme marathon et les derniers jours m’ont laissés une impression mitigée… plus envie de courir….mais envie d’en débattre avec ces mythiques 42km195…

Et c’est partie ! je reste derrière Serge et Carlos et Laurence que je vais vite perdre vu qu’il me faudra faire une pause pipi dès le 2ème km….ça commence….. « mais non allez n’y pense plus ma fille tu foules les pavés romains et t’es là pour aller au bout »… une phrase que je vais me répéter très souvent en rajoutant à partir du semi : « peu importe le chrono… » Je pense à lever la tête car il y a sur ce marathon plein de belles choses à regarder…. les kilomètres s’enchainent…. punaise il fait quand même chaud….. et les gens commencent à marcher….. mais dis donc c’est pas le pape François que j’entends ????? oh ça y est le Vatican…. c’est magique allez je ne résiste pas à faire une petite vidéo ça fera un joli souvenir. Et c’est reparti…. du pavé….et ce soleil qui commence vraiment à nous taper dessus…. un maillot runquipeut au ravito du 25ème? hallucinations ??? mais non c’est le Zident…. je suis un peu sous le choc je le pensais déjà bien loin devant… allez on se remotive!!! oh mais c’est pas Serge devant la-bas??? allez petit pas petit pas je le rejoins on se remotive on se remotive…. les éponges sont les bienvenues ça fait du bien… et je continue ma route…. et non c’est pas possible encore un maillot du club devant moi…petit débriefing avec Hervé on se remotive…à partir de ce moment là je ne pense qu’à une chose finir…. et ma montre qui bip « Ludo est arrivé » oh là là c’est pas possible il me reste encore 9km moi…. cette montre qui n’en finira pas de m’annoncer l’arrivée de Manue, Paulo, Cyrille, Patrick…. je suis déjà au 38ème et des sensations étranges dans les cuisses commencent à se faire sentir… allez il faut boire boire boire…. je rattrape les ballons du 4h45… bon ba ça remotive un peu la foule nous encourage ça fait du bien …. on passe sous un tunnel il fait nuit noire.. j’ai l’impression que je vais tomber dans les pommes…. allez non non non c’est le 40ème, 2km et c’est terminé allez j’y crois j’y crois mais mes cuisses n’en peuvent plus et je me retrouve tétanisée…. mais c’est pas possible… je vais donc alterner arrêt crampes… marche… course… crampes… jusqu’à la ligne d’arrivée que je franchis heureuse mais pleine de douleurs…. je ne suis qu’une crampe ambulante…..les larmes coulent sur mes joues je ne sais plus comment me tenir…… un gentil organisateur a pitié de la pauvre fille que je suis et me masse la cuisse… ses copains rigolent je comprends qu’il ne m’a pas choisi au hasard mais je m’en fous j’ai trop mal…..photo gwen rome

Je reste derrière la ligne d’arrivée et bientôt les copains arrivent, ah que c’est bon de les voir!!!! Séquence émotions…..Sur cette course je me suis dit plus jamais de marathon c’est trop dur… et finalement le soir même j’avais déjà envie de recommencer…. c’est une nouvelle aventure à chaque marathon… une rencontre avec soi-même..on en ressort tellement plus fort …. De belles émotions partagés avec ces 9 coureurs et leurs conjoints…Ca restera un souvenir très fort….J’ai encore la tête la-bas.. Un grand merci à tous les adhérents qui nous accompagner durant ces 10 semaines et qui nous porter à travers les petits messages whats’app.

Gwen.

Marathon de Rome… version Sergio

17 avr

Putain, c’est fait! un deuxième marathon. Ce n’était pas un coup de chance le premier! J’y suis arrivé. J’en suis capable. Mais que ca a été dur. Le marathon c’est ingrat. Tu te prépares sérieusement, tu penses que tu peux faire 4h30, 4h45 et bing! 25 degrés et tu redeviens tout petit.

Quelle leçon. Mais j’y suis arrivée. Vous y avez participé avec tous vos encouragements. Vous étiez tous un peu avec moi pendantserge rome les moments les plus durs. C’est une formidable expérience humaine. Merci à toutes et tous! Hier encore, je disais je serai le dernier. Trop de doutes et puis tous ces bons moments partagés me rappellent que cela valait le coup. Alors je laisse une petite porte ouverte. On ne sait jamais.

Un grand merci à toutes celles et ceux qui ont été proche pendant cette aventure.

                                                                                                                                         Serge

Marathon de Rome…version Ludo

17 avr

Août 2017 : c’est décidé je m’inscris pour le marathon de Rome. Cela sera mon deuxième après celui de Nantes l’année dernière.

Le reste de l’année se passe tranquillement puis arrive début janvier : dans trois mois le marathon nous attend. Je commence à courir trois fois par semaine pour m’habituer pour le programme de préparation.

Mardi 30 janvier : c’est parti, on commence la préparation pour 10 semaines. Je vais me préparer en suivant le programme concocter par Eddy. Je modifie les temps du suivi car j’ai envie de faire la préparation pour essayer de le faire en 3 heures 30. J’enchaine les entraînements en compagnie des autres marathoniens ainsi qu’avec les autres runneurs du club qui partagent nos séances : cela nous met du baume au cœur lorsqu’il pleut ou qu’il fait froid voir très froid (-2° le mardi soir pour le fractionner). Les séances s’enchaînent les unes après les autres puis vient le semi-marathon d’Orvault. Les sensations sont très bonnes, la prépa se déroule comme sur des roulettes. Plus la date se rapproche, des doutes apparaissent ; est-ce que je suis prêt ? il faut que je fasse attention de ne pas me blesser, je serais en forme pour la course ?

Samedi 31 mars, dernière séance de fractionné :  le moment attendu est proche !

Nous partons le vendredi direction Rome. Le samedi, je récupère mon dossard avec Manue, Gwen, Carlos, Patrick, Serge et Cyrille et nous passons une partie de la journée ensemble.

Samedi soir : préparatifs, j’accroche mon dossard, prépare mon camelback ainsi que mes pates de fruits pour la course. Je m’endors rapidement mais la nuit est courte car je me réveille plusieurs fois avec des doutes : est ce que j’ai tout bien fait ?

Réveil matinal à 6h45 pour un petit déjeuner. Je retrouve les autres marathoniens : on y est, le départ est proche, petite photo de groupe avec un grand sourire pour tout le monde. Un dernier pipi et je laisse les autres pour aller prendre le départ dans ma vague.

Je suis tout seul, perdu au milieu de coureurs de toutes nationalités. On avance vers la ligne de départ et c’est parti pour les 42.195 kilomètres. Je pars à mon rythme et je cours à la sensation. Les kilomètres défilent, la présence de nos supporters me redonnent du courage au fur et à mesure du parcours. Dans les moments durs, je pense aux entraînements, aux échanges entre nous pour me booster. Un petit coup de mou arrive au 32 kms mais un drapeau breton me donne un coup de fouet. La foule des derniers kilomètres me poussent et je me dirige vers l’arrivée heureux car je vois que je vais réaliser un très bon temps. Je franchi la ligne, la course est finie : je suis épuisé mais heureux. Après collation et massage, je rejoins nos supporters et j’encourage les derniers marathoniens bignonais qui franchissent l’arrivée sous un soleil de plomb.

arrivée de Ludo

Arrivée de Ludo

Cette belle aventure n’a été possible qu’avec une préparation parfaite et vécue tous ensemble dans la joie et la bonne humeur. Merci à tous de votre aide durant cette préparation.

Ludo

Week-end à Rome

12 avr

IMG_6243

Depart du Colisée

 

C’est dans la ville éternelle, que Run qui Peut avait décidé de faire son marathon annuel. Ce 8 avril 2018, dix coureurs (Patrick, Manue, Cyrille, Serge, Carlos, Gwen, Ludo, Hervé, Lolo et Paulo ) ont donc pris le départ de cette course pour arpenter cette ville emprunte d’histoire et de vestiges.

C’est au pied du Colisée, que le départ est donné sous un soleil de plomb. Ce soleil que nous apprécions les premiers kilomètres devient vite un adversaire tout aussi redoutable que les pavés. Malgré ces obstacles, tous les Bignonais termineront fièrement leur tour de Rome, des images plein la tète.

 

 

 

Run qui peut au Super Trail Nantais

12 avr

C’etait une délégation féminine qui représentait « Run qui peut » au super Trail Nantais ce dimanche 8 avril. Carole, Sophie, Valerie, Audrey, Sylviane et Sandra avaient abandonné les chemins Bignonais pour retrouver les paysages de la Chezine.

chezine

Girl power

Malgré la pluie, la boue les filles ont apprécié la parcours et l’ambiance du trail

Mention spéciale à Carole qui boucle les 20 km en moins de 2h!

Mais où est Paloma ?

19 mar

odyssea

C’est notre p’tite Paloma qui représentait Run qui Peut à la course d’Odyssea hier dans les rues Nantaises. 13 000 participants et 90000 euros récoltés  au profit de la recherche contre le cancer.

A vous de trouver Paloma dans cette marée rose.

Luz saint Orvault…ou la montagne nantaise

12 mar

21km à chercher les remontées mécaniques, la couleurs des pistes, les dameuses et autres restaurants d’altitude…Mais rien, pas de neige,  pas de vin cha

ud au ravitaillement, pas non plus de tire fesse pour remonter la pente, juste ses jambes et ses bras pour grimper toutes ces petites côtes qui font le charme de ce semi marathon!

semi orvault

 

Alors oui à Orvault c’est dur, ça monte, ça descend, mais ça rend encore plus belle l’arrivée, surtout lorsqu’on est accompagné! Encore un beau moment de partage au sein de Run qui peut ce dimanche.

 

ola, Barcelona!

12 mar

C’est en catimini que Dominique s’est inscrit au marathon de Barcelone! Que de nostalgie pour certains de se replonger dans les souvenirs des foulées de ce marathon ensoleillé.

Ce dimanche 11 mars 2018 aura été l’occasion pour Dominique de découvrir tous les monuments d’architecture laissé par cet artiste audacieux qu’était Gaudi. 42km bouclé en 4h15:  Bravo senor Dominique!

barcelone

Ah … ça caille!

27 fév

Alors que les canadiens se moquent de notre vague de grand froid, qu’ils appellent seulement « l’hiver », nous tentons de nous parer du mieux possible à ces conditions climatiques inhabituelles.

Pour courir par grand froid il faut donc prévoir:

-  1/2 heure d’habillage supplémentaire, histoire de cumuler les couches nécessaires, le Damart, les gants, le cache oreille, le bonnet, le tour de cou, les sous chaussettes …

- une pause pipi toutes les 3 minutes , soit  25 pauses durant la séance

- une bonne dose de motivation

- des poumons en forme ….parce que ca pique

Résultat du fractionné de ce soir :  des 200 m en 43 secondes, ressenti 22 secondes!

hiver2

 Et si vous avez oublié qu’il faisait froid, la douche vous le rappellera !!!! 

 

 

 

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